En bref - Emploi
  • SMIC à 2 000€ bruts/mois avec indexation automatique sur l'inflation
  • Semaine de 4 jours : expérimentation dans le secteur public avant généralisation
  • IA intégrée dans les conventions collectives : négociation obligatoire sur l'impact emploi
  • Réforme de la formation professionnelle : droit renforcé et meilleure traçabilité

10. Emploi, chômage, formation

État des lieux : qui ne travaille pas, et pourquoi

Le chômage officiel (catégorie A du BIT) ne mesure qu'une fraction de l'inemploi réel. En France en 2025, environ 3 millions de personnes sont en catégorie A (sans emploi, disponibles, en recherche active), mais le halo du chômage atteint 6,8 millions si l'on intègre le sous-emploi, les découragés et les inactifs disponibles. Soit un taux réel d'inemploi de l'ordre de 16 à 18 % de la population en âge de travailler, contre les ~7,3 % affichés officiellement.

Ce que cachent les chiffres officiels. L'INSEE et le BIT (Bureau International du Travail) comptent uniquement les personnes sans emploi, disponibles dans les 15 jours, ayant effectué au moins une démarche active dans le mois. Une seule heure de travail dans la semaine de référence retire la personne du chômage catégorie A. Ce critère exclut mécaniquement les découragés, les temps partiels contraints, les malades de longue durée, les aidants familiaux non indemnisés, et les NEET (ni en emploi, ni en formation, ni en études).

Les catégories de l'INSEE / Pôle emploi (ex-France Travail)

CatégorieDéfinitionVolume estimé (2025)
ASans emploi, disponible, recherche active~3,0 M
BActivité réduite courte (<78h/mois)~0,7 M
CActivité réduite longue (>78h/mois)~1,3 M
DIndisponibles en formation ou maladie~0,4 M
ECréateurs d'entreprise, contrats aidés~0,5 M
Halo (BIT)Disponibles mais non actifs dans la recherche (découragement)~1,9 M
TOTAL inemploi largeToutes catégories + halo~7,8 M

Sources : DARES (Statistiques mensuelles du marché du travail, T1 2025), INSEE Enquête emploi 2024, France Travail données mensuelles décembre 2024.

Évolution du taux de chômage depuis 1975 (%)

Le graphique ci-dessous superpose quatre mesures : le taux BIT officiel (catégorie A), le taux "chômage total" incluant les catégories A+B+C, le halo du chômage, et la courbe toutes catégories. Les pics et creux correspondent aux grandes crises et politiques d'emploi.

20% 18% 16% 14% 12% 10% 8% 6% 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020 2025 inemploi large (toutes catégories + halo) Choc pétrolier + désindustrialisation Crise 1993 Crise 2008-2010 Covid 2020 pic inemploi large 10,5% 11,7% 8,7% 7,3% (2025) Évolution du chômage en France (1975-2025)
Catégorie A seule (BIT officiel) Catégories A+B+C (France Travail, tirets) + Halo découragés (pointillés) Zone inemploi large (toutes cat. + halo)
Ce que montre ce graphique. Le taux BIT officiel (rouge) de 7,3% en 2025 paraît rassurant. Mais il ne représente que la moitié de la réalité. Le chômage A+B+C dépasse 14%, et l'inemploi large (halo inclus) atteint 16-18% en période de crise. La France n'a jamais retrouvé le plein emploi des années 1970 (taux BIT inférieur à 4%). Le seuil de 5% est l'objectif de ce manifeste à horizon 2032.

Sources : INSEE Enquête emploi trimestrielle 1975-2025, DARES statistiques mensuelles France Travail, Eurostat Labour Force Survey 2024, BIT définitions officielles du chômage.

Pourquoi les gens ne retrouvent pas d'emploi (ou ne le cherchent plus)

La DARES, l'UNEDIC et France Travail publient des données sur les freins déclarés à l'emploi. Ces freins sont distincts entre les personnes qui cherchent mais ne trouvent pas et celles qui ont arrêté de chercher.

Freins structurels (cherchent mais ne trouvent pas)

  • 28% Inadéquation des compétences avec les offres disponibles
  • 22% Géographie : offres trop éloignées, mobilité impossible (pas de voiture, pas de transports)
  • 18% Discriminations : âge (55+), origine, handicap, apparence
  • 15% Conditions de travail inacceptables (salaire sous le seuil de pauvreté, horaires subis)
  • 11% Manque de garde d'enfants ou d'accompagnement d'un proche dépendant
  • 6% État de santé dégradé (hors reconnaissance RQTH)

Découragement (ont arrêté de chercher)

  • 36% Pensent qu'il n'y a pas d'emploi pour eux dans leur secteur ou leur territoire
  • 24% Ne savent pas comment chercher ou accéder aux offres (illettrisme numérique, fracture digitale)
  • 19% Épuisement psychologique après de nombreuses candidatures non répondues
  • 13% Trappe à inactivité : retour à l'emploi ferait perdre aides et allocations (RSA, APL...)
  • 8% Choix délibéré : économie informelle, aidant familial, projet hors salariat

Sous-emploi contraint (travaillent mais sous-utilisés)

  • ~1,3 M temps partiel subi (voudraient travailler plus)
  • ~0,5 M sur des postes très en dessous de leur qualification (surqualification)
  • ~0,4 M en activité partielle longue durée (APLD, post-Covid encore en cours)

NEET (15-29 ans, ni emploi, ni formation, ni études)

  • France 2024 : 13,6% des 15-29 ans, soit ~1,7 million de jeunes
  • Moyenne UE : 11,2%
  • Causes principales : décrochage scolaire précoce, manque de qualification, discriminations à l'entrée, désillusion post-diplôme
  • Ce manifeste cible une baisse de -5 points via l'apprentissage renforcé et le CPF élargi
Trappe à inactivité : un vrai risque systémique. En France, reprendre un emploi à temps partiel ou faiblement rémunéré peut conduire à perdre le RSA, des aides au logement (APL), la CMU-C, et des exonérations de charges. Pour une personne seule avec un enfant, un emploi à 20h/semaine au SMIC peut aboutir à un revenu disponible inférieur à l'inactivité totale. Ce phénomène de trappe est documenté par l'IPP (Institut des Politiques Publiques) depuis 2013. Ce manifeste propose de corriger cet effet en maintenant les aides de manière dégressive sur 18 mois après reprise d'emploi (voir section fiscalité/solidarité).

Sources : DARES "Freins à l'emploi" 2023, France Travail baromètre demandeurs d'emploi 2024, IPP Note 88 "Trappes à inactivité" 2022, Eurostat NEET rate 2024, INSEE Enquête emploi T3 2024, UNEDIC "Profils des demandeurs d'emploi" 2024.

Comparaison internationale : France et pays frontaliers

La France est entourée de pays dont les marchés du travail présentent des structures et des résultats très différents. Les données ci-dessous sont toutes en définition BIT (catégorie A), ce qui les rend comparables, mais leur limite structurelle (sous-estimation de l'inemploi réel) s'applique à tous.

PaysTaux chômage BIT (T1 2025)Taux chômage "large" estiméTaux NEET (15-29 ans)Part CDD/total emploisSMIC ou équivalent (€ brut/mois)
🇫🇷 France7,3%~16-18%13,6%~16%1 867€ (juin 2026)
🇩🇪 Allemagne3,4%~8-9%8,7%~7%2 145€ (1er jan. 2025)
🇪🇸 Espagne11,6%~22-24%18,2%~20%1 323€
🇮🇹 Italie6,4%~18-20%22,7%~13%Pas de SMIC légal
🇧🇪 Belgique5,7%~12-14%10,4%~9%2 070€
🇨🇭 Suisse2,4%~5-6%7,3%~6%~3 800€ (cantons variables)
🇱🇺 Luxembourg5,1%~10-12%6,2%~7%2 570€
🇵🇹 Portugal6,8%~14-15%13,1%~20%1 020€
Ce que montre la comparaison. La France n'est pas le pire élève (loin derrière l'Espagne et l'Italie), mais reste nettement au-dessus de l'Allemagne, de la Belgique et de la Suisse. L'écart avec l'Allemagne est structurel : l'Allemagne a réformé son marché du travail en profondeur entre 2003 et 2010 (réformes Hartz), avec des résultats réels mais controversés (explosion du temps partiel contraint, "mini-jobs" sous-rémunérés). Ce manifeste ne copie pas le modèle Hartz.
Point de vigilance : les "miracles" étrangers sont partiels. Le taux de chômage suisse de 2,4% reflète une économie à hauts salaires avec 29% de frontaliers qui ne sont pas comptés dans la statistique nationale. Le chômage allemand de 3,4% inclut 7 millions de "mini-jobs" à moins de 538€/mois, exemptés de cotisations sociales. Ces constructions statistiques nationales rendent toute comparaison partielle. Ce que les chiffres ne montrent pas : en Suisse et en Allemagne, une part significative de l'inemploi réel est externalisée vers les travailleurs frontaliers ou détachés.

Sources : Eurostat Labour Force Survey T1 2025, OCDE Stat base de données emploi 2025, BIT World Employment and Social Outlook 2025, DARES Note de conjoncture mars 2025. Taux "large" estimés par interpolation Eurostat catégories U3-U6, non directement publiés par chaque pays.

Emplois publics créés par l'ensemble du manifeste : estimation maximale

Ce manifeste ne crée pas seulement des postes de soignants ou d'enseignants isolés : chaque structure nouvelle (ETP, orthophonie, terminaux ferroviaires, brigades fiscales) mobilise aussi du personnel de soutien, d'encadrement et de fonctionnement. Le tableau ci-dessous consolide tous les postes chiffrés ailleurs dans ce document, poste par poste, avec leur section d'origine.

PosteVolume arrondi (centaine sup.)Section
Rénovation thermique artisans (nouveau)+200 000Éco./habitat
Enseignants secondaire (plafond 20 élèves/classe)+65 0008
Orthophonistes (25 161 aujourd'hui, cible 75 000)+49 8007
Assistants d'éducation primaire (1 ETP/école)+47 4008
Conseillers France Travail, accompagnement renforcé+30 0009
Enseignants primaire (plafond 20 élèves/classe)+24 5008
Magistrats (objectif x3)+20 30016
Outil numérique unique (santé, éducation, impôts)+5 000 à +10 00023
Référents ETP santé (5/hôpital + 1/MSP)+9 7007
Surveillance maritime et littorale (nouveau)+5 000Écologie
Agents assermentés, contrôle triennal logement+4 80010
Agents de contrôle fiscal supplémentaires+4 0005
France Rénov experts assermentés (nouveau)+3 000Éco./habitat
IPA zones sous-dotées (nouveau)+3 000Santé
Immigration : tuteurs et traducteurs (nouveau)+3 000Solidarité
Exploitation terminaux fret ferroviaire+1 500 à +3 0006
Référents psy harcèlement (1/20 établissements)+3 0008
Végétalisation dunaire et écologie côtière (nouveau)+1 000Écologie
Agents de suivi, voie associative (insertion)+60025
Corridors écologiques (nouveau)+500Écologie
Soignants hôpitaux (nouveau)+20 000Santé
Chercheurs publics CNRS/universités/CEA (nouveau)+30 00019
Chercheurs étrangers recrutés 5 ans (nouveau)+5 00019
Experts cybersécurité ANSSI + DSI (nouveau)+2 50020
Développeurs et admins SI public (nouveau)+6 50020
Agents VNF et éclusiers (nouveau)+2 000Transports
Emplois directs décentralisation (élus, admins, villes d'accueil) (nouveau)+25 70035
Sous-total postes initiaux + compléments identifiés~148 000
Sous-total compléments juillet 2026+215 500
TOTAL GÉNÉRAL (toutes sections)~403 000 ETP directs

Les lignes surlignées en doré correspondent aux postes ajoutés lors des révisions juillet 2026 (sections 7, 16, 19, 20, 33 et 35). Total consolidé : ~403 000 ETP directs, dont 200 000 artisans du secteur privé impulsés par commande publique. Fonctions publiques actuelles : 5,85 millions d'agents (INSEE 2024). Sources : sections correspondantes du manifeste.

Trois scénarios d'emplois créés par l'ensemble du manifeste

Les tableaux ci-dessous retiennent la base directe révisée de ~403 000 ETP (intégrant tous les postes des sections 7, 10, 16, 19, 20, 33 et 35). Le multiplicateur OCDE de 1,5 est maintenu.

ScénarioEmplois directsEmplois induits (×1,5 OCDE)Total estimé
Conservateur - postes identifiés ligne à ligne, sans effets indirects403 000604 5001 007 500
Médian - postes identifiés + effets sectoriels BTP, fret, haies, recherche450 000675 0001 125 000
Optimiste - plein déploiement sur 10 ans (rénovation, ferroutage, voies navigables, canicule)600 000900 0001 500 000

Multiplicateur keynésien de 1,5 retenu (OCDE 2023, investissement public en période de sous-emploi structurel). Ces estimations ne comprennent pas les emplois privés induits par la hausse du pouvoir d'achat (SMIC à 2 000€, sécu à 90%, gratuité transports). Les 200 000 artisans de rénovation thermique sont des emplois privés stimulés par la commande publique, non des fonctionnaires.

Impact économique et social selon le scénario emploi (mise à jour juillet 2026)

Base de calcul maintenue : SMIC à 2 000€ brut, cotisations patronales ~42%, net imposable, TVA sur consommation du net. Les +215 500 ETP supplémentaires génèrent à eux seuls +6,9 Md€/an de recettes fiscales supplémentaires (cotisations + IR + TVA travaux), conformément aux calculs du manifeste.

ScénarioEmplois directsRecettes nouvelles/anImpact an 1Impact an 2Impact an 5Impact an 10
Conservateur (403 000 ETP)403 000~1,69 Md€/an+1,53 Md€+3,06 Md€+7,65 Md€+15,3 Md€
Médian (450 000 ETP)450 000~1,89 Md€/an+1,89 Md€+3,78 Md€+9,45 Md€+18,9 Md€
Optimiste (600 000 ETP)600 000~2,52 Md€/an+2,52 Md€+5,04 Md€+12,6 Md€+25,2 Md€
Compléments juil. 2026 seuls (215 500 ETP)215 500+6,9 Md€/an+6,9 Md€+13,8 Md€+34,5 Md€+69 Md€
Pourquoi les recettes des compléments (6,9 Md€) semblent supérieures aux scénarios généraux. La ligne "compléments juillet 2026" intègre les recettes de TVA sur les travaux de rénovation thermique (taux 5,5% sur matériaux, 10% sur main d'oeuvre), qui s'ajoutent aux cotisations et à l'IR. Les 200 000 artisans en rénovation thermique génèrent une assiette de TVA considérable sur des chantiers dont le coût moyen est de 35 000€. C'est ce qui explique l'écart avec les autres lignes.

Sources : DARES modèle emploi 2024, cotisation patronale moyenne INSEE 2024, taux TVA applicable à la consommation salariale, OCDE multiplicateur keynésien investissement public 2023, ADEME coût moyen rénovation thermique 2024 (35 000€ par logement), DGFiP recettes TVA bâtiment 2023.

CPF : à quoi ça sert, quel impact réel

  • Le Compte Personnel de Formation permet à tout actif de cumuler des droits à la formation (500€/an pour un salarié à temps plein, plafond relevé à 15 000€ contre 5 000€ actuellement) mobilisables tout au long de la vie active, financés par France Compétences.
  • Un reste à charge de 100€ a été instauré en 2024 pour limiter les usages peu utiles (permis B, formations low-cost sans débouché), après des années marquées par une fraude significative aux organismes de formation fictifs.
  • Impact réel constaté : dispositif très utilisé pour le permis de conduire et des formations courtes, moins pour des reconversions structurantes. Pas de bilan chiffré consolidé sur le taux de reconversion professionnelle effective (l'indicateur publié est le nombre de dossiers validés, pas le résultat en emploi).
  • Cessibilité du CPF. Chaque titulaire pourrait céder tout ou partie de ses droits CPF à la personne de son choix (enfant, conjoint, tiers), plutôt que de les perdre s'il ne les utilise pas.
  • Cessibilité des congés payés, selon le même principe.
  • Point de vigilance : encadrement nécessaire pour éviter un marché parallèle de fait, avec risque de pression sur les salariés à céder leurs droits. Cessions non rémunérées, plafond, interdiction de cession à l'employeur direct.

SMIC

  • Niveau actuel (1er juin 2026) : 1 867,02€ brut/mois, environ 1 478€ net/mois (35h).
  • SMIC porté à 2 000€ brut/mois, soit +7,1% par rapport au niveau actuel. Net correspondant : environ 1 580€/mois.
  • Impact budgétaire pour l'État : une hausse du SMIC n'est pas une dépense budgétaire directe (c'est un salaire minimum privé), mais elle renchérit le coût des allègements de cotisations patronales calés sur le SMIC. Non chiffré précisément ici : cet effet nécessite une modélisation dédiée (DARES/Trésor). Pas de chiffre sans modèle fiable.

Réforme du chômage : 6 mois de réflexion + 1 an d'accompagnement

  • À l'entrée au chômage : 6 mois conçus comme une phase de réflexion-découverte (pas de sanction ni de pression à la reprise immédiate), suivis d'1 an d'accompagnement renforcé vers un projet professionnel choisi.
  • Financement des reconversions : prise en charge intégrale des formations choisies pendant cette phase, au-delà du CPF.
  • Emplois nécessaires : environ 1,5 million de personnes en accompagnement renforcé à un instant donné sur les 2,3 millions d'allocataires. Portefeuille de 50 dossiers/conseiller (référentiel France Travail 2025) : environ 30 000 conseillers supplémentaires.
  • Point de vigilance assumé : l'étude DARES/IPP de juin 2026 sur le RSA rénové montre que l'accompagnement renforcé améliore le retour à l'emploi de +25%, mais que cet effet est en bonne partie un déplacement vers d'autres demandeurs d'emploi. L'accompagnement aide à mieux accéder aux emplois disponibles, il n'en crée pas mécaniquement.

Recrutement : obligation de réponse et fin des pratiques discriminantes

  • Toute candidature à une offre doit recevoir une réponse dans les 10 jours ouvrés suivant la clôture. Absence de réponse = rejet automatique notifié. Sanction en cas de non-respect répété : avertissement puis amende proportionnelle.
  • Interdiction des ATS discriminants : interdiction de rejeter automatiquement une candidature par algorithme (mots-clés, écoles, gap d'emploi, format de CV) sans examen humain préalable. Toute décision de rejet doit pouvoir être justifiée sur demande.
  • Contexte : 40 à 60% des candidatures ne reçoivent aucune réponse en France. Les ATS filtrent 75 à 95% des candidatures avant lecture humaine.

Burnout, harcèlement moral, management toxique

  • Obligation pour toute entreprise de plus de 50 salariés de désigner un référent santé mentale formé. Plan annuel de prévention des RPS obligatoire, auditable par l'inspection du travail.
  • Règle des deux temps pour le harcèlement moral :
    • Premier jugement : avertissement officiel, obligation de formation et plan d'action sous 30 jours.
    • Récidive : amende proportionnelle au chiffre d'affaires (plancher 10 000€). Chaque nouvelle occurrence : majoration de 50% de l'amende précédente.
    • Harcèlement par supérieur hiérarchique : aggravation automatique, responsabilité civile de l'entreprise.
  • Prud'Hommes : délai cible 6 mois pour les affaires de harcèlement (contre 24-36 mois actuels). Pendant la procédure : maintien en poste ou chômage technique à 100% du salaire net à charge de l'employeur.
  • Autodidactes : reconnaissance à parité avec les diplômés pour tous les postes n'exigeant pas une qualification réglementée. VAE simplifiée et gratuite.
Burn-out et détresse psychologique au travail en France (2024)
Salariés en détresse psychologique
~40%
Actifs ayant vécu un burn-out (modéré ou sévère)
30%
Salariés en burn-out ou à risque (2024)
34%
Moins de 29 ans avec symptômes burn-out
59%
Managers concernés
45%
Coût stress/RPS pour l'économie (INRS 2010)
2-3 Md€/an

34% des salariés français se déclarent en burn-out ou à risque en 2024. Les moins de 29 ans sont les plus touchés (59%). Sources : Empreinte Humaine/Opinion Way sept. 2024, INRS 2010, OMS, Observatoire MNH 2024.

Télétravail et flexibilité des horaires

  • Télétravail encouragé pour tous les emplois adaptés. L'accord employeur-salarié est la règle, le refus de l'employeur doit être motivé par écrit.
  • Horaires souples pour les emplois de bureau : plage 7h-22h. Seule obligation : une heure de réunion commune par jour à heure fixe choisie par l'équipe.

Stages : rémunération à 80% du SMIC dès la première heure

  • Tout stage, quelle que soit sa durée, est rémunéré à 80% du SMIC net dès la première heure. 80% du SMIC net = environ 1 200€/mois en 2027. Le seuil légal actuel (~650€/mois pour 35h) est quasiment doublé.
  • Tout stage de plus de 3 mois consécutifs dans la même structure est requalifié automatiquement en CDD, avec requalification rétroactive des droits.
  • Impact pour les entreprises : environ 1,2 million de stages conventionnés/an. Si la moitié bénéficient de la revalorisation : 3 à 5 Md€ de coût supplémentaire pour les employeurs, hors budget de l'État.

Nouveau contrat de travail : le CDn

  • Création d'un contrat à durée déterminée longue (CDn, "cédène"). Durées : CDn4, CDn6, CDn8, CDn10. Non obligatoire, les parties choisissent librement entre CDD, CDI ou CDn.
  • À l'échéance : liberté totale pour les deux parties. Si l'employeur rompt avant l'échéance : indemnités renforcées. Si le salarié part : pas d'indemnité (comme une démission).
  • Indexation automatique des salaires sur l'IPC annuel INSEE. En cas de déflation : pas de baisse de salaire.
  • Adaptation bancaire : CDn8 ou CDn10 reconnu comme preuve de stabilité professionnelle par les banques pour les prêts immobiliers.
Évolution des types de contrats en France (% des embauches hors intérim)
Part CDD dans embauches 1985
~28%
Part CDD dans embauches 2000
~70%
Part CDD dans embauches 2023
~87%
Durée médiane d'un CDD (2023)
~15 jours
CDI comme % du stock d'emplois salariés
~87%

87% des embauches se font en CDD, mais 87% du stock d'emplois est en CDI. La durée médiane d'un CDD est de 15 jours. Sources : DARES données emploi 2023, INSEE Enquête emploi.

Chiffrage total des emplois créés : toutes branches confondues

Emplois directs créés par ce manifeste (récapitulatif par secteur, chiffres mis à jour)
Éducation (enseignants, ATSEM...)
+20 000
Orthophonistes (libéraux, 10 ans)
+50 000
Soignants hospitaliers
+20 000 ETP
Recherche (CNRS, universités, CEA...)
+35 000
Magistrats et greffiers
+15 000
Police et gendarmerie (proximité)
+6 000
IPA zones sous-dotées (nouveau)
+3 000
Surveillance maritime (nouveau)
+5 000
France Rénov experts assermentés (nouveau)
+3 000
Corridors écologiques + dunes (nouveau)
+1 500
Rénovation thermique artisans (nouveau)
+200 000
TOTAL emplois directs (mis à jour)
~403 000

Les 200 000 artisans en rénovation thermique représentent le plus gros poste de ce manifeste et le seul entièrement dans le secteur privé. Sources : sections correspondantes du manifeste. Les 215 500 ETP des compléments juillet 2026 ont été intégrés.

Emplois indirects et induits (estimation, base mise à jour)
BTP / rénovation (écoquartiers, VNF, labo recherche)
+80 000
Industrie pharmaceutique / masques / médicaments EU
+10 000
Filière fluviale (chantiers navals, logistique)
+5 000
Filière alimentaire / circuits courts
+8 000
Services numériques / cybersécurité
+7 000
Emplois induits (consommation des nouveaux salariés)
+100 000 à +150 000
TOTAL indirects + induits (estimation basse)
~210 000
TOTAL indirects + induits (estimation haute)
~260 000

Les emplois induits ont été rehaussés proportionnellement à la hausse de la base directe. Sources : BIPE/OFCE/Banque des Territoires, sections de ce manifeste.

Emplois créés toutes branches confondues : synthèse mise à jour
Emplois directs (public, parapublic, artisans)
~403 000
Emplois indirects (filières activées)
~110 000
Emplois induits (consommation)
+100 000 à +150 000
TOTAL (estimation basse)
~573 000
TOTAL (estimation haute)
~623 000

Fourchette révisée : 570 000 à 625 000 emplois créés ou consolidés sur le mandat (2027-2032), après déduction des destructions estimées par rationalisation administrative (-30 000 à -50 000 postes). Effet net : +520 000 à +575 000 emplois. Sources : méthodes BIPE/OFCE/Banque des Territoires, sections de ce manifeste.

Impact macroéconomique : ce que 403 000 emplois supplémentaires signifient

Impact sur la consommation des ménages (403 000 emplois nets, salaire médian ~2 200€ net/mois)
Masse salariale nette annuelle injectée
~9,6 Md€/an
Part consommée (taux d'épargne 18%)
~7,9 Md€/an
dont alimentaire (14% du budget)
~1,1 Md€/an
dont logement/loyers (23%)
~1,8 Md€/an
dont transports (15%)
~1,2 Md€/an
dont loisirs, culture, restauration (12%)
~0,9 Md€/an

Calcul : 403 000 emplois × 2 200€ net/mois × 12 = 10,6 Md€/an de masse salariale nette injectée. À 82% consommée : 7,9 Md€/an. Sources : INSEE salaire médian 2024, OFCE 2026 taux d'épargne, INSEE structure dépenses ménages.

Impact sur les recettes publiques (cotisations + impôts, base 403 000 ETP)
Cotisations sociales (~40% du brut)
~3,9 Md€/an
Impôt sur le revenu (taux moyen ~10%)
~1,3 Md€/an
TVA sur consommation induite
~1,6 Md€/an
TVA sur travaux rénovation thermique
~2,8 Md€/an
Économies allocations chômage
~3,4 Md€/an
Retour fiscal brut total
~13 Md€/an

La TVA sur les travaux de rénovation thermique constitue un poste majeur, avec 200 000 chantiers à ~35 000€ en moyenne (ADEME 2024). Taux TVA travaux : 5,5% matériaux, 10% main d'oeuvre. Sources : ADEME, DGFiP, INSEE, UNEDIC.

Impact sur le PIB : effet multiplicateur
Multiplicateur court terme (OFCE/Mésange)
0,8 à 1,0
Multiplicateur long terme (invest. productif)
1,2 à 1,7
Dépenses productives de ce manifeste
~60 Md€/an
Gain PIB court terme (multiplicateur 0,9)
+54 Md€/an
Gain PIB long terme (multiplicateur 1,5)
+90 Md€/an
En % du PIB français (~3 000 Md€)
+1,8% à +3%

Sources : OFCE WP2020-28, FIPECO multiplicateur, INSEE PIB 2025. Ce manifeste doit faire l'objet d'une évaluation macroéconomique complète (modèle Mésange/OFCE) avant adoption.

Synthèse de l'impact macroéconomique (ordre de grandeur, horizon 5-10 ans, mis à jour)
Emplois nets créés (direct + indirect + induit)
+520 000 à +575 000
Consommation supplémentaire injectée
+7,9 Md€/an
Retour fiscal brut (cotis. + IR + TVA + chômage)
+13 Md€/an
dont compléments juil. 2026
+6,9 Md€/an
Gain PIB (court terme)
+54 Md€/an
Gain PIB (long terme)
+90 Md€/an

Le retour fiscal de +13 Md€/an est le chiffre le plus fiable car il repose sur des cotisations, des impôts et des économies de chômage mesurables. Les 6,9 Md€ des compléments juillet 2026 constituent la partie la plus robuste, adossée à des volumes de chantiers ADEME mesurables. Sources : DARES, INSEE, ADEME, UNEDIC, OFCE.

Comparaison : taille de l'injection par rapport aux précédents historiques

  • Ségur de la santé (2020) : 9 Md€ de revalorisation salariale, 15 000 recrutements. Ce manifeste propose une injection environ 6 fois supérieure sur l'ensemble des secteurs.
  • Plan de relance COVID (2020-2021) : 100 Md€ sur 2 ans. Ce manifeste est de même ordre de grandeur annuellement, mais permanent.
  • Recrutements Éducation nationale (2012-2017) : 60 000 postes sur 5 ans. Ce manifeste propose +20 000 enseignants avec une réforme pédagogique associée.
  • SMIC à 2 000€ bruts : concerne ~17% des salariés directement (DARES). Masse salariale supplémentaire : 10 à 15 Md€/an sur les bas salaires.

Jours fériés, travail du dimanche et fête nationale

La fête nationale : le 4 août

  • La fête nationale de la Sixième République est fixée au 4 août. Le 14 juillet reste férié (il commémore la prise de la Bastille) mais n'est plus la fête nationale.
  • Pourquoi le 4 août ? Dans la nuit du 4 août 1789, l'Assemblée nationale constituante vota l'abolition des privilèges. Nobles et clergé renoncèrent à leurs droits féodaux (dîme, droits de chasse, corvées, justices seigneuriales, exemptions fiscales). La société d'ordres s'effondra par le vote, pas par la violence. C'est l'acte fondateur de l'égalité civique en France.
  • Le 14 juillet reste férié et commémoré. Le 4 août est le symbole de la construction, pas de la destruction.

Jours fériés : liste et règles

  • Le lundi de Pentecôte redevient jour férié et chômé. Il avait été supprimé en 2004 (loi Fillon). Cette suppression faisait peser le financement de la dépendance sur les seuls salariés. Ce manifeste le rétablit et reporte ce financement sur les revenus du capital (section 5).
  • Fermés les jours fériés : commerces, magasins, administrations, grandes surfaces, centres commerciaux, chaînes nationales.
  • Ouverts les jours fériés : épiceries et commerces alimentaires de proximité (<400 m²), restauration, loisirs et culture, services d'urgence et de sécurité, transports publics.

Travail du dimanche : volontariat strict et salaire x3

  • Le travail du dimanche est autorisé sur la base du volontariat strict. Aucune contrainte directe ou indirecte. L'accord est écrit, révocable à tout moment, sans justification. La pression implicite est constitutive de harcèlement.
  • Toute heure travaillée le dimanche est rémunérée à 3 fois le taux horaire normal. Non négociable à la baisse par accord d'entreprise ou de branche.
  • Comparaison : en France actuellement, majoration de 30 à 100% selon les branches. En Autriche : x2. Ce manifeste retient x3 pour que le volontariat soit réellement libre.
Le 4 août 1789 : la nuit où la France a aboli ses privilèges

Lors de la séance du 4 août 1789, l'Assemblée nationale constituante vota en quelques heures l'abolition de l'ensemble du système féodal. Le vicomte de Noailles et le duc d'Aiguillon prirent la parole en premier pour renoncer à leurs propres privilèges, déclenchant un mouvement en cascade. L'Assemblée siégea jusqu'à deux heures du matin. Le 11 août, les actes furent votés formellement. La société d'ordres qui structurait la France depuis le Moyen Âge n'existait plus en droit.

L'historien Jules Michelet a qualifié cette nuit de "Saint-Barthélemy des privilèges". La Sixième République choisit cette date parce qu'elle symbolise non pas la destruction mais la construction : une majorité qui vote librement pour l'égalité, pour mettre fin à ses propres avantages.

Sources : Jules Michelet, Histoire de la Révolution française (1847-1853) ; Albert Soboul, La Révolution française (1962) ; actes de l'Assemblée nationale constituante, 4-11 août 1789 ; archives nationales.

IA, emploi, conventions collectives

IA et automatisation

L'automatisation supprimera environ 10% des emplois existants à horizon 2035 et en créera de nouveaux dans des secteurs aujourd'hui inexistants. La réponse est la formation massive à l'usage de l'IA, à tous les niveaux d'âge et de qualification. Une perte de poste liée à l'automatisation est traitée comme toute autre perte d'emploi (CDn ou droit commun). Aucun dispositif d'exception spécifique "automatisation".

Conventions collectives

Les conventions collectives sont supprimées et remplacées par le CDn et la négociation directe entre employeur et salarié.

Jours fériés : impact emploi

Deux jours fériés personnels supplémentaires par salarié créent une contrainte d'organisation pour les employeurs, compensée par la déclaration obligatoire en septembre N-1. Aucun justificatif de conviction exigé.


Questions fréquentes

Quel est le SMIC proposé par Liberté 27 ?

2 000€ bruts/mois, avec indexation automatique sur l'inflation. Ce SMIC sert de référence dans tout le manifeste : SMIC agricole à 50% (1 000€/mois), rémunération des parlementaires planchée à 3× SMIC net, etc.

La semaine de 4 jours est-elle obligatoire ?

Non. Elle est d'abord testée dans le secteur public avant toute décision de généralisation, avec évaluation de l'impact sur la productivité, le bien-être au travail et les coûts employeurs. L'objectif est de disposer de données réelles françaises avant de légiférer.

Comment le manifeste encadre-t-il l'impact de l'IA sur l'emploi ?

L'IA doit être intégrée dans les conventions collectives : négociation obligatoire sur l'impact emploi, droit de regard syndical sur les déploiements d'automatisation, obligation de reclassement avant tout licenciement lié à l'IA. Les deux jours fériés personnels supplémentaires par salarié s'inscrivent dans la même logique de redistribution du temps de travail.

Les chiffres de l'emploi

Chomage France 1975-2025 INSEE, DARES
Taux de chômage France 1975-2025 Évolution du taux de chômage BIT (catégorie A) en France de 1975 à 2025. Source : INSEE Enquête emploi trimestrielle, DARES. Liberté 27 - section 10. 0% 2,5% 5% 7,5% 10% 12% 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020 2025 Objectif Liberté 27 : 5% en 2032 10,1% (1985) 12,4% (1997) Covid 7,3% (2025) 3,9% - plein emploi Taux de chômage BIT - France 1975-2025 Taux BIT officiel (catégorie A) Objectif Liberté 27 (5% en 2032) Source : INSEE Enquête emploi 1975-2025, DARES - Liberté 27 section 10 - liberte27.fr
Comparatif chomage Europe T1 2025 Eurostat
Comparatif taux de chômage Europe - T1 2025 Taux de chômage BIT comparé entre pays européens au premier trimestre 2025. Source : Eurostat Labour Force Survey T1 2025 - Liberté 27 section 10 - liberte27.fr Chômage BIT - Comparatif européen T1 2025 (%) 0% 2% 4% 6% 8% 10% 12% 🇩🇪 Allemagne 3,4% 🇳🇱 Pays-Bas 3,7% 🇩🇰 Danemark 5,0% 🇸🇪 Suède 8,5% 🇫🇷 France 7,3% Objectif 5% 🇮🇹 Italie 6,8% 🇧🇪 Belgique 5,5% 🇪🇸 Espagne 11,2% 🇵🇹 Portugal 6,4% 🇵🇱 Pologne 2,9% Objectif L27 : 5% Sous l'objectif ou proche Légèrement au-dessus Fortement au-dessus Source : Eurostat Labour Force Survey T1 2025 - Liberté 27 section 10 - liberte27.fr
Emplois crees par secteur 2027-2032 DARES, ADEME, OCDE
Emplois créés - Liberté 27 par secteur (2027-2032) Estimation des emplois directs et induits créés par le manifeste Liberté 27 entre 2027 et 2032, par secteur. Source : DARES, ADEME, OCDE multiplicateur 1,5 - Liberté 27 section 10 - liberte27.fr Emplois créés 2027-2032 - Liberté 27 par secteur Emplois directs + induits (multiplicateur OCDE ×1,5) - total estimé 520 000 à 575 000 0 50 k 100 k 150 k 200 k 250 k 🔨 Rénovation thermique 200 000 Artisans privés - commande publique 🏥 Santé et soins 50 000 📚 Éducation 40 000 💻 Numérique État 20 000 ⚖️ Justice / Sécurité 25 000 🌾 Agriculture / Pêche 15 000 🚆 Transports 13 500 × Induits OCDE ×1,5 ~183 000 Total net estimé : 520 000 à 575 000 après -30 000 à -50 000 suppressions (rationalisation) 200 000 artisans = emplois privés stimulés par commande publique Multiplicateur keynésien 1,5 (OCDE 2023, sous-emploi structurel) Source : DARES 2024, ADEME 2024, OCDE multiplicateur 2023, sections correspondantes - Liberté 27 section 10 - liberte27.fr
Impact Liberte 27 sur le pouvoir d'achat Simulateur Liberte 27, INSEE
Impact Liberté 27 - Pouvoir d'achat salarié médian Simulation de l'impact cumulé des mesures Liberté 27 sur le pouvoir d'achat annuel d'un salarié au salaire médian (2 200€ net/mois). Source : simulateur Liberté 27, INSEE, DREES - liberte27.fr Impact Liberté 27 - Pouvoir d'achat salarié médian (€/an) Profil : CDI, 2 200€ net/mois, Île-de-France - Simulation indicative 0€ +500€ +1 000€ -500€ -1 000€ +900€ Transports gratuits +480€ Mutuelle réduite +984€ Loyer encadré +528€ Indexation IPC auto. +576€ 5 jours fériés + ≈0€ ISF/Zucman (patrimoine <1M) -240€ Cotisations supplémentaires -180€ Taxe carbone énergie +3 048€ TOTAL net/an Gain net estimé : +3 048€/an soit +254€/mois de pouvoir d'achat Profil locataire Île-de-France - hors revalorisation sectorielle soignants (+10%), fonctionnaires (+6%) Simulation indicative. Utilisez le simulateur sur liberte27.fr pour votre situation personnelle. Source : simulateur Liberté 27, barèmes IRC 2025, INSEE, DREES - liberte27.fr/simulateur.html