11. Justice : réformer en profondeur

La France est l'un des pays d'Europe occidentale les moins bien dotés en magistrats. Les délais de justice sont parmi les plus longs du continent. Les prisons débordent de personnes condamnées pour des délits qui ne nécessitent pas l'incarcération. Et la détention provisoire place en cellule des personnes présumées innocentes. Ce manifeste pose des choix clairs.

11 juges pour 100 000 hab. en France
vs 25 en Allemagne
143% taux d'occupation moyen des maisons d'arrêt en 2025
29% des détenus sont en détention provisoire
(présumés innocents)
18 mois délai moyen d'un jugement civil en 1re instance
125 € coût/jour d'un détenu vs 12 € pour un bracelet électronique
825 M€ économie estimée/an en basculant 20 000 détenus délits vers le bracelet

Comparatif européen

Les données du CEPEJ (Conseil de l'Europe, rapport 2022 sur la base des chiffres 2020) permettent de situer la France avec précision.

En bref. La France est structurellement sous-dotée : 2 à 3 fois moins de juges que ses voisins, des délais 2 à 4 fois plus longs. Ce n'est pas une question de volonté des magistrats, c'est une question de moyens.

Juges professionnels pour 100 000 habitants

Pays Juges / 100 000 hab. Tendance
Allemagne24,8Stable
Autriche22,1Stable
Pays-Bas17,4En hausse
Belgique15,0Stable
Espagne12,4En hausse
France11,0Stagnation
Italie11,3En baisse
Portugal19,2Stable

Source : CEPEJ, Rapport 2022 (données 2020). Les chiffres incluent uniquement les juges professionnels, hors juges non professionnels et assesseurs.

Délais de jugement en première instance (matière civile)

Pays Délai moyen 1re instance Appréciation
Pays-Bas5 moisRapide
Allemagne7 moisRapide
Autriche8 moisRapide
Belgique10 moisAcceptable
Espagne12 moisAcceptable
France14 à 18 moisExcessif
Italie26 moisExcessif
Portugal20 moisExcessif

Sources : CEPEJ 2022 ; DACS, Annuaire statistique de la Justice 2023 pour la France.

Délais par juridiction en France (situation actuelle)

Juridiction Délai moyen 2023 Objectif Liberté 27
Tribunal judiciaire (civil)14-18 mois6 mois
Cour d'appel (civil)24-30 mois12 mois
Tribunal correctionnel (pénal)10-14 mois6 mois
Cour d'assises36-48 mois18 mois
Tribunal administratif20-24 mois9 mois
Cour administrative d'appel24-30 mois12 mois

Sources : DACS, Annuaire statistique 2023 ; Conseil d'Etat, rapport d'activité 2023.

Budget x3 et moyens humains

En bref. Budget justice porté de 1,2 Md€ (investissement net hors fonctionnement) à 3,6 Md€/an. +2 000 juges et greffiers recrutés sur 5 ans. Orientation vers les métiers de la justice dès la fin de licence de droit.

Mesure phare

La mission Justice représentait 10 Md€ en PLF 2024 (incluant fonctionnement, personnel, investissement). La hausse nette proposée par Liberté 27 est de 3,6 Md€/an en investissement et recrutements additionnels, soit un triplement du budget de modernisation. Pour comparaison, la hausse officielle 2026 était de 200 M€, jugée insuffisante par l'ensemble des syndicats de magistrats.

  • Plan de recrutement massif de juges et greffiers : orientation et bourse d'études proposées dès la fin de licence, arrêt du verrou du Master comme seule voie d'accès
  • Reprise des études de droit ouverte à tout âge, sans condition d'âge ni de diplôme préalable au-delà du baccalauréat
  • Revalorisation salariale des greffiers : métier sous tension chronique, rémunérations alignées sur celles des autres corps de la fonction publique de catégorie B renforcée
  • Objectif chiffré : atteindre 16 juges pour 100 000 habitants d'ici 2032, soit +45% par rapport à la situation actuelle

Coût additionnel estimé : 2 000 ETP x 55 000 € de masse salariale chargée = 110 M€/an en régime de croisière. Le reste du budget (3,5 Md€) finance la rénovation pénitentiaire, la justice environnementale et le numérique judiciaire.

Fin de la détention provisoire systématique

Mesure phare

En bref. La présomption d'innocence n'est pas un principe vide. Toute personne mise en cause, hors crime grave avec danger immédiat avéré, est placée sous bracelet électronique avec contrôle judiciaire renforcé, pas en prison.

En 2024, la France comptait environ 20 000 personnes en détention provisoire, soit 29% de la population carcérale totale. Ces personnes n'ont pas été jugées. Certaines attendent leur procès depuis 2, 3, voire 4 ans. La condamnation d'une partie d'entre elles, après des années d'incarcération préventive, intervient avec une peine inférieure à la durée déjà passée en détention.

Ce qui change

  • La détention provisoire est réservée aux personnes mises en examen pour crimes graves comportant un risque de fuite avéré et documenté, ou un danger immédiat pour des tiers identifiés
  • Pour tous les autres : bracelet électronique avec pointage régulier, interdiction de territoire, retrait de passeport, obligation de résidence, suivi renforcé par le SPIP (Service pénitentiaire d'insertion et de probation)
  • Délai de jugement garanti : toute affaire en état d'être jugée doit l'être dans un délai maximal de 12 mois en matière correctionnelle, 24 mois en matière criminelle
  • Indemnisation automatique et substantielle en cas de non-lieu ou d'acquittement après détention provisoire

Comparatif : la détention provisoire en Europe

Pays % de détenus en détention provisoire Appréciation
Pays-Bas16%Bien
Allemagne18%Bien
Finlande14%Bien
France29%Préoccupant
Belgique25%Elevé
Espagne22%Elevé
Italie31%Préoccupant

Source : SPACE I (Statistiques pénales annuelles du Conseil de l'Europe), édition 2023.

Surpopulation carcérale : le bracelet pour les délits

Mesure phare

En bref. Crime : prison. Délit non violent : bracelet électronique. L'incarcération pour des délits non violents coûte 10 fois plus cher que le bracelet et produit davantage de récidive. C'est une question d'efficacité autant que de dignité.

La situation actuelle

Au 1er janvier 2025, les établissements pénitentiaires français comptaient 79 300 personnes détenues pour 63 353 places opérationnelles, soit une densité de 139% en maison d'arrêt. Certains établissements dépassaient largement ce seuil : 170% à Grenoble-Varces, plus de 200% aux Baumettes à Marseille (CNCDH, avis 2024). La France a été condamnée à plusieurs reprises par la Cour européenne des droits de l'homme pour traitement inhumain et dégradant dans ses établissements pénitentiaires.

Les chiffres du bracelet

Dispositif Coût par personne et par jour Coût annuel pour 20 000 personnes
Incarcération (maison d'arrêt)125 euros912 M€/an
Surveillance électronique (PSE)12 euros87 M€/an
Economie nette113 euros/j~825 M€/an

Sources : DAP (Direction de l'administration pénitentiaire), coût moyen de détention 2024 ; rapport IGF-IGSJ sur la surveillance electronique, 2022.

Ce qui change

  • Tout condamné pour délit non violent (vol simple, conduite sans permis, dégradations, infraction économique sans violences) purge sa peine sous surveillance electronique, sauf récidive avec passage a l'acte violent documenté
  • Les condamnés pour crimes (meurtre, viol, violences graves, terrorisme) restent incarcérés
  • Les récidivistes violents sont incarcérés quelle que soit la qualification retenue
  • Le SPIP est renforcé a hauteur des économies réalisées : 200 M€/an supplémentaires pour le suivi, l'insertion, la formation

Comparatif européen : taux d'incarcération

Pays Détenus / 100 000 hab. Taux d'occupation moyen
Pays-Bas6486%
Finlande5280%
Allemagne7284%
Belgique103131%
France117139%
Espagne11992%
Italie97128%

Source : SPACE I (Conseil de l'Europe), édition 2023 ; DAP, statistiques mensuelles au 1er janvier 2024.

Plan de rénovation pénitentiaire

En bref. 2 etablissements rénovés par an, en commencant par les plus vétustes et les plus surpeuplés. La réduction des détenus via le bracelet rend inutile la construction de nouvelles places : on rénove, on ne construit pas.

La France compte 187 établissements pénitentiaires. Plusieurs datent du XIXe siècle. Le rapport Benoist-Poncet (2023) au Sénat identifiait 42 établissements en état critique, dont 12 posant des problemes de salubrité grave. Construire des prisons neuves couterait entre 100 000 et 150 000 euros par place. Rénover coute 3 a 5 fois moins.

Le plan

  • Rythme : 2 etablissements entierement rénovés par an (hors travaux courants)
  • Priorité : les 12 etablissements en état critique identifiés par le rapport Benoist-Poncet, puis les maisons d'arrêt avec taux d'occupation supérieur a 150%
  • Financement : prélevé sur les économies réalisées par le basculement vers le bracelet electronique (730 M€/an d'économies, dont 150 M€/an fléchés vers la rénovation)
  • Fermeture des quartiers insalubres rendus vides par la baisse du nombre de détenus, sans remplacement
  • Conditions de détention conformes aux règles pénitentiaires européennes (RPE) du Conseil de l'Europe

Source : rapport Benoist-Poncet, commission des lois du Sénat, 2023 ; Conseil de l'Europe, Règles pénitentiaires européennes, recommandation Rec(2006)2 révisée en 2020.

Acces au droit universel

En bref. L'aide juridictionnelle est élargie pour couvrir toutes les procédures civiles, pénales et administratives, sans plafond de ressources restrictif. Chaque Maison de justice et du droit (MJD) est renforcée avec un juriste salarié.
  • Aide juridictionnelle totale : seuil de ressources relevé pour couvrir 60% des ménages (contre 30% aujourd'hui environ)
  • Aide partielle dégressive entre 60% et 80% des revenus médians
  • Extension aux procédures administratives (recours contre l'administration, litiges locatifs avec bailleur social, contestation de décisions CAF)
  • Réseau de 400 Maisons de justice et du droit renforcé : au moins un juriste salarié dans chaque MJD, permanences d'avocats hebdomadaires
  • Coût estimé : 350 a 450 M€/an supplémentaires (volume de dossiers élargi estimé a 800 000/an contre 550 000 actuellement, coût moyen unitaire 500 euros pour l'aide totale)

Source : rapport annuel du CSA (Conseil supérieur de l'aide juridictionnelle), 2023 ; DACS, statistiques aide juridictionnelle 2022.

Justice environnementale

En bref. Un pole environnemental spécialisé dans chaque tribunal judiciaire de grande taille. Les atteintes graves a l'environnement sont traitées comme des crimes économiques, pas comme des contraventions.
  • Création de 30 poles environnementaux spécialisés (1 par ressort de cour d'appel), avec des magistrats formés au droit de l'environnement, au droit pénal économique et aux expertises scientifiques
  • Sanctions dissuasives et effectives pour les pollutions industrielles, décharges sauvages, fraudes aux normes environnementales : amendes proportionnelles au chiffre d'affaires de la personne morale, peine d'interdiction d'exercer
  • Renversement de la charge de la preuve pour les pollutions industrielles : l'exploitant prouve l'absence de lien de causalité, pas les victimes
  • Formation obligatoire de 40 heures pour tous les magistrats sur le droit de l'environnement, dans les 3 ans suivant la réforme

Prévention et réinsertion

En bref. La récidive est le signe d'un echec de la peine. Le suivi post-peine, le travail d'intérêt général et l'insertion professionnelle sont financés a hauteur de 200 M€/an supplémentaires prélevés sur les économies carcérales.
  • Travail d'intérêt général (TIG) : développé comme alternative systématique a l'incarcération courte (moins de 6 mois), avec un objectif de 50 000 mesures/an (contre 25 000 actuellement)
  • Sursis probatoire renforcé : le suivi SPIP est réel, avec un référent identifié, des rendez-vous obligatoires et un soutien a la recherche d'emploi
  • Programme de formation professionnelle en détention : toute personne incarcérée plus de 6 mois doit sortir avec une formation certifiante ou une mise en relation avec un employeur partenaire
  • Suivi post-peine garanti pendant 12 mois pour les personnes sortant de détention sans logement ou emploi

Fin du "tout amende"

Principe fondateur

En bref. La sanction n'est pas le premier réflexe de l'Etat. Premiere infraction : avertissement écrit. Récidive : amende proportionnelle aux revenus. Les pays nordiques le font depuis un siecle. Ca marche.

La prolifération des amendes pour des infractions bénignes traite les citoyens comme des sources de recettes plutôt que comme des adultes libres. Ce manifeste rompt avec cette logique. Liberté, Egalité, Fraternité : la Liberté commande que la sanction ne soit pas le premier réflexe de l'Etat.

La règle des deux temps

  • Premiere infraction : avertissement écrit, motivé, avec explication du cadre légal et du comportement attendu. Aucune amende.
  • Même infraction répétée : amende dont le montant est proportionnel aux revenus du contrevenant. Principe déjà appliqué dans les pays nordiques depuis les années 1920, absent du droit français pour la grande majorité des contraventions.

Infractions exclues de la règle des deux temps

Tout ce qui met immédiatement en danger la vie d'autrui : alcool au volant avéré, grand excès de vitesse, violence physique. Dans ces cas, la sanction est immédiate, sans avertissement préalable.

Le modele finlandais

La Finlande applique des amendes proportionnelles aux revenus pour les infractions routières depuis les années 1920. Résultat documenté : une amende de plusieurs milliers d'euros pour une infraction grave commise par un cadre supérieur, quelques dizaines d'euros pour la même infraction commise par un salarié au SMIC. Le systeme est perçu comme plus juste et plus dissuasif à tous les niveaux de revenu.

Impact budgétaire

Ce manifeste assume une réduction des recettes d'amendes au profit d'un rapport différent entre l'Etat et les citoyens. Les amendes de stationnement représentent environ 600 M€/an, les amendes de la circulation environ 800 M€/an. La perte de recettes sur les primo-infractions est compensée par l'amélioration du rapport citoyen-institution et la réduction du contentieux administratif lié aux contestations d'amendes.

Délits financiers : bracelet et mise sous tutelle

En bref. Fraude fiscale, escroquerie, détournement de fonds : la prison est coûteuse et inefficace pour des personnes qui ne présentent aucun risque physique. Bracelet + mise sous tutelle judiciaire + interdiction de territoire.
  • Les personnes condamnées pour délits financiers (fraude fiscale, détournement de fonds, escroqueries en col blanc) sont placées sous bracelet électronique pour purger leur peine. La privation de liberté est réelle mais adaptée : contrôle strict des déplacements.
  • Pendant la durée de la peine : mise sous tutelle judiciaire (impossibilité de gérer seul ses avoirs), interdiction de sortir du territoire national, obligation de demande d'autorisation préfectorale pour tout déplacement hors de la région de résidence habituelle (avec dérogation automatique pour la region limitrophe si le domicile est situé à moins de 20 km d'une limite régionale).
  • Justification économique : la prison coûte 45 600 €/an par détenu, contre environ 4 400 €/an pour un bracelet électronique. Pour un délinquant financier qui ne présente aucun risque physique pour la société, l'incarcération est un gaspillage de deniers publics autant qu'une sanction inadaptée.

Personnel pénitentiaire : revalorisation

En bref. +10% sur l'ensemble du personnel pénitentiaire. Un métier aussi difficile que celui de policier, exercé dans des conditions de surpopulation chronique, sans revalorisation équivalente. Ca s'arrête.
  • Revalorisation salariale de +10% pour l'ensemble du personnel pénitentiaire : surveillants, conseillers d'insertion et de probation (CPIP), personnels administratifs.
  • Base de calcul : masse salariale du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire, environ 3,5 Md€/an. Cout additionnel : 0,35 Md€/an.
  • Cohérence avec la revalorisation police/gendarmerie (section 26) : les agents pénitentiaires exercent un métier tout aussi difficile, souvent dans des conditions de surpopulation structurelle documentée, pour une rémunération inférieure à des fonctions comparables.
  • La réduction du nombre de détenus via le bracelet électronique améliore mécaniquement les conditions de travail du personnel restant, sans qu'il soit nécessaire de créer de nouveaux postes à court terme.

Intégrité des institutions

En bref. Inéligibilité en cas de casier judiciaire (avec garde-fous constitutionnels). Fin des fuites organisées vers la presse pendant l'instruction.

Inéligibilité en cas de casier judiciaire

  • Principe : interdiction d'exercer un mandat public en cas de casier judiciaire, sauf infractions mineures (excès de vitesse ordinaire, contraventions sans violence).
  • Alerte constitutionnelle : une inéligibilité automatique et générale pour tout casier judiciaire sans distinction de gravité risque d'être censurée par le Conseil constitutionnel, qui exige une individualisation des peines. La version retenue est donc graduée selon la nature et la gravité de l'infraction, pas un critère binaire "casier ou pas de casier". Les atteintes à la probité (corruption, détournement, prise illégale d'intérêt) entraînent une inéligibilité automatique. Les autres infractions sont soumises à l'appréciation du juge, avec une peine complémentaire d'inéligibilité obligatoirement motivée.

Secret de l'instruction : fin des fuites organisées

  • Le secret de l'instruction existe déjà en droit français (article 11 du code de procédure pénale). Il est couramment contourné par des "fuites" organisées ou tolérées depuis les services de police, du parquet ou de l'administration, transformant des personnes mises en examen en condamnées médiatiques avant tout jugement.
  • Mesure : durcissement des sanctions disciplinaires et pénales pour toute personne dépositaire de l'autorité publique qui divulgue des informations sur une affaire en cours non jugée, au-delà du strict communiqué factuel prévu par la loi.
  • Impact budgétaire : nul. C'est une mesure de droit et de discipline institutionnelle, pas une dépense.
  • Cette mesure est directement liée à la présomption d'innocence : on ne juge pas dans les médias.

Bilan financier

En bref. La réforme est en grande partie autofinancée par les économies carcérales. Le cout net additionnel pour l'Etat est estimé a 2,2 Md€/an a plein régime.
Poste Impact annuel estimé Sens
Budget supplémentaire justice (hors économies)+3 600 M€Dépense
Economie bracelet vs incarcération (20 000 détenus)-825 M€Recette
Recettes fiscales +2 000 ETP (cotisations + IR)-90 M€Recette
Aide juridictionnelle élargie+400 M€Dépense
Rénovation pénitentiaire (150 M€/an financés sur économies)0 M€ netNeutre
Revalorisation personnel pénitentiaire (+10%)+350 M€Dépense
Cout net additionnel estimé~2 705 M€/anDépense nette

Chiffres Liberté 27, juillet 2026. Estimations en régime de croisière (horizon 5 ans). A croiser avec le bilan financier global : Section 30 - Bilan budgétaire 10 ans.

+2 000 juges et greffiers recrutés génèrent par ailleurs une réduction mécanique des stocks d'affaires en attente, avec un effet économique indirect non chiffré ici (réduction des coûts pour les justiciables, fluidification des transactions commerciales).

Sources

  1. CEPEJ (Conseil de l'Europe), Systemes judiciaires européens - Rapport 2022 (données 2020). coe.int/fr/web/cepej
  2. Direction des Affaires Civiles et du Sceau (DACS), Annuaire statistique de la Justice 2023. justice.gouv.fr
  3. SSER/Ministere de la Justice, Statistiques de la population détenue et écrouée, janvier 2025 ; CNCDH, Avis sur les conditions de détention en France, 2024. justice.gouv.fr
  4. SPACE I (Statistiques Pénales Annuelles du Conseil de l'Europe), édition 2023. Council of Europe, Strasbourg, 2024.
  5. CNCDH (Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme), Avis sur les conditions de détention en France, 2024.
  6. IGF-IGSJ, Evaluation de la surveillance electronique, rapport interministériel, 2022.
  7. Sénat, Rapport Benoist-Poncet sur l'état du parc pénitentiaire français, commission des lois, 2023.
  8. Conseil de l'Europe, Règles Pénitentiaires Européennes, recommandation Rec(2006)2, révisée 2020.
  9. CSA (Conseil Supérieur de l'Aide Juridictionnelle), Rapport annuel 2023. justice.gouv.fr