16. Volet écologique
Le manifeste écologique de Liberté 27 repose sur une ligne explicite : climat et biodiversité sont un seul problème, pas deux. Chaque mesure ici a un co-bénéfice économique ou social mesurable. Ce n'est pas du sacrifice. C'est du réalisme.
Ce chapitre couvre l'énergie, les bâtiments, les déchets, le littoral, la chasse, la montagne et le ciel nocturne. Les volets végétalisation, eau et plan canicule-incendies sont traités dans leurs sections dédiées, vers lesquelles cette page renvoie explicitement.
Mix nucléaire + solaire assumé. Six EPR2 commandés, réalistes à 2038. Interdiction des jets privés. Fin du plastique à usage unique. Corridors écologiques (7 000 ouvrages). Ciel nocturne sanctuarisé. Chasse encadrée, week-ends interdits. Zones marines protégées sur 30% de la ZEE. Réduction estimée : 35 à 55 MtCO₂/an à horizon 2035, soit 9 à 14% des émissions françaises.
Énergie et bâtiment
Nucléaire prolongé + 6 EPR2. Solaire massif. Éolien encadré. Rénovation thermique : 200 000 artisans, 7 millions de passoires F/G à traiter. Bâtiments publics neufs : norme bioclimatique obligatoire. Surclimatisation plafonnée dans les lieux publics. Interdiction des jets privés dès le premier jour du mandat.
Nucléaire civil et mix énergétique
Prolongation du parc existant au-delà de 40 ans sous contrôle ASN renforcé. Six EPR2 commandés, délai réaliste 2038 au mieux, assumé publiquement. Réindustrialisation de la chaîne de sous-traitance nucléaire française, prérequis aux EPR2. Mix nucléaire + renouvelables assumés ensemble. Solaire : priorité affirmée, investissement massif. Éolien : développement encadré. ITER : soutien à la fusion nucléaire.
Rénovation thermique
7 millions de logements classés F ou G en France. Plan de rénovation massive via MaPrimeRénov+ renforcé. Objectif : 200 000 artisans mobilisés sur 5 ans. Réduction de 30 à 40% de la consommation énergétique des logements rénovés. Économies pour les ménages : 500 à 1 500 €/an (ADEME 2024). Réduction des importations énergétiques : 5 à 10 Md€/an à horizon 2035.
Norme bioclimatique obligatoire pour les bâtiments publics
Toute nouvelle construction publique doit intégrer : orientation solaire étudiée, ventilation naturelle traversante, inertie thermique des matériaux, protections solaires passives. Modèle de référence : résidence Théia à Montpellier (2026), mesurée à 8°C d'écart avec l'extérieur en pic de chaleur, sans climatisation mécanique. Surcoût construction estimé à +5 à 8%, amorti en 8 à 12 ans. Réévaluation obligatoire du DPE de tous les bâtiments publics sous 5 ans.
Climatisation raisonnée dans les lieux publics
Plafond réglementaire d'écart maximal de 10°C avec la température extérieure dans les espaces publics et commerces. Rafraîchissement par pompage d'eau froide (nappe, rivière) ou géothermie préféré à la climatisation électrique classique, sur le modèle testé à Paris avec l'eau de Seine. Ventilateurs de plafond généralisés dans les bâtiments à fort passage : économie de -20 à 30% sur la climatisation si le thermostat est relevé de 2°C (ADEME 2024). Sanctions pour non-respect dans les établissements recevant du public.
Interdiction des jets privés
Interdiction totale des jets privés en France. Exception unique : chefs d'État étrangers en visite officielle. Les vols sur toute liaison desservie par le TGV en moins de 2h30 sont interdits dès le premier jour du mandat. Les jets privés émettent 5 à 14 fois plus de CO₂ par passager qu'un vol commercial. En France : environ 15 000 vols/an concernés. Réduction estimée : 0,3 à 0,8 MtCO₂/an. Les infrastructures dédiées à l'aviation privée sont reconverties.
Sources : Transport & Environment 2023 ; ADEME rapport adaptation climatique 2024 ; RTE mix électrique 2024 ; EDF rapport EPR2 2024.
Déchets et pollution
Les ménages cessent de payer pour les ordures ménagères : la charge est transférée aux industriels pour mettre fin au suremballage. Fin du plastique à usage unique (calendrier progressif par filière). Tri des biodéchets obligatoire partout. Sortie contraignante du glyphosate avec accompagnement agricole. Consigne généralisée (verre, contenants). Indice de réparabilité renforcé et opposable.
Tri et responsabilité des industriels
Les ménages cessent de payer pour la collecte des ordures ménagères. Les industriels et revendeurs financent l'intégralité de la trésorerie de ramassage des déchets, dans l'objectif direct de mettre fin au suremballage. Collecte séparée des biodéchets obligatoire sur tout le territoire (actuellement partielle). Simplification et harmonisation des consignes de tri : fin des disparités intercommunales.
Les biodéchets en décharge produisent du méthane, 28 fois plus puissant que le CO₂ sur 20 ans. Le compostage neutralise cet effet et séquestre du carbone dans les sols. Coût actuel de la gestion des déchets ménagers : environ 100 €/habitant/an (ADEME 2023). Le transfert aux industriels représente une économie directe non chiffrée globalement pour les ménages.
Fin du plastique à usage unique
Interdiction des emballages plastiques à usage unique évitables, selon un calendrier progressif par filière. Généralisation de la consigne pour réemploi (verre, contenants). Obligation de vrac ou d'alternatives dans la grande distribution au-delà d'un certain seuil de surface. Le plastique représente 3,4% des émissions mondiales de CO₂ (PNUE 2023). 80% des déchets marins sont en plastique.
Sortie du glyphosate
Trajectoire contraignante de sortie avec accompagnement financier des agriculteurs. Le bio n'est pas la réponse universelle : les pertes de rendement sont trop importantes à grande échelle. L'objectif est une agriculture sobre en pesticides, pas une certification bio généralisée. Le glyphosate détruit la microbiote des sols ; sa suppression restaure la chaîne trophique sur 5 à 15 ans (INRAE 2022). Coût pour les agriculteurs : +150 à +400 €/ha/an en substitution, compensé dans le manifeste (voir section 14).
Interdiction immédiate des néonicotinoïdes restants (dérogations betteraves supprimées). Plan de compensation agricole inclus.
Consommation raisonnée
Indice de réparabilité renforcé et opposable : sanction si non-affichage. Allongement légal des garanties et lutte contre l'obsolescence programmée. Soutien fiscal au réemploi, à la réparation, au reconditionné. Deux vêtements de qualité valent mieux que 54 de mauvaise qualité : ce principe se traduit concrètement par l'indice de réparabilité et l'allongement des garanties, pas par une nouvelle norme distincte.
Sources : PNUE 2023 ; ADEME 2023 ; INRAE 2022.
Biodiversité et corridors écologiques
7 000 ouvrages de connexion écologique sur 10 ans (routes, autoroutes, rivières) à 350 M€/an. Réforme de la chasse : saison réduite, week-ends interdits, espèces protégées intouchables. Végétalisation des ronds-points avec des essences résistantes à la sécheresse et non invasives. Fin des projets publics décoratifs sans fonction écologique. Zones marines protégées sur 30% de la ZEE française.
Corridors écologiques : 7 000 ouvrages
La fragmentation des habitats est la première cause d'extinction locale des espèces. Chaque route, autoroute ou voie ferrée coupe les déplacements des animaux et isole génétiquement les populations. Ce manifeste finance 7 000 ouvrages de connexion (passages inférieurs et supérieurs, crapauducs, passages à poissons) sur 10 ans. Budget : 350 M€/an, 3,5 Md€ sur 10 ans. Emplois directs : +500 ETP. Coûts évités (collisions animaux/véhicules) : 1 à 3 Md€/an (CEREMA 2019). La chasse est interdite dans les zones de corridors.
Végétalisation des ronds-points et espaces publics
Fin des aménagements décoratifs coûteux sans fonction écologique : sculptures, mobilier d'apparat, massifs fleuris à arroser remplacés par des arbres résistants à la sécheresse. Essences retenues selon la zone climatique : chêne vert, chêne pubescent, érable champêtre, érable de Montpellier, charme, olivier dans le Sud. Essences à exclure : robinier faux-acacia et ailanthe (espèces exotiques envahissantes classées). Aucune plantation nécessitant un arrosage régulier après installation. Fin du financement de toute infrastructure routière commencée puis abandonnée.
Réforme de la chasse
Saison : 15 octobre au 13 février, semaine uniquement. Week-ends et jours fériés interdits. Alcootest obligatoire, enregistré et horodaté, en début et en fin de session. Espèces intouchables : loups, ours, lynx et toute espèce réintroduite. Suppression de la catégorie légale "nuisibles". Interdiction de destruction de nids et des méthodes non sélectives (chasse à la glue notamment). Chasse interdite dans les corridors écologiques. Pêche de loisir autorisée sur permis, dans le respect des quotas par espèce et par plan d'eau.
Littoral : accès, érosion, zones protégées
Droit de passage garanti sur les 3 mètres au-dessus de la laisse de mer, contrôlé par satellite. Sanctions : 1 500 € (1re infraction), 7 500 € (récidive), confiscation et mur aux frais du propriétaire (2e récidive). Emplois créés : +5 000 ETP surveillance maritime et littorale.
Érosion côtière : recul stratégique assumé, plan national sur 50 ans. Végétalisation dunaire généralisée. Interdiction du rechargement artificiel en sable (coût supprimé : 1 à 3 M€/km). Emplois créés : +1 000 ETP écologie côtière.
Zones de tranquillité absolue marine : navigation et pêche interdites, sanctuarisées constitutionnellement. Zones prioritaires : Chausey, Guadeloupe, Guyane, îles de Lérins, Banyuls, Corse (commission scientifique). Protection effective portée à 30% de la ZEE française (11,7 Mkm²). Les zones marines protégées stockent 2 à 3 fois plus de carbone que les zones exploitées (UICN 2022). Dix ans après protection, les stocks de poissons augmentent de 20 à 40% (Science 2017).
Dépollution marine : financement recherche bactéries dégradant les plastiques (Ideonella sakaiensis, INRAE/CNRS). Sanctions pénales immédiates pour pollution maritime.
Sources : INRAE 2021 ; CEREMA 2019 ; ONF 2023 ; UICN Blue Carbon 2022 ; Science méta-analyse AMP 2017 ; LPO 2023 ; OFB 2023.
Montagne, ciel nocturne, bâtiments publics
Mont Blanc fermé hors fenêtre scientifique. Canons à neige interdits. Stations sans neige : reconversion vers la randonnée et l'élevage. Ciel nocturne sanctuarisé : extinction éclairage public minuit-5h, économies de 500 M€/an. Fin des bâtiments publics à vocation esthétique : budget à la fonction et à la performance thermique.
Montagne
Mont Blanc fermé toute l'année, sauf une fenêtre d'un mois réservée exclusivement aux scientifiques accrédités. Interdiction totale des canons à neige (économie : 2 000 à 5 000 m³ d'eau et 500 kWh/ha, ANMSM 2022). Programme national d'étude climatique par massif (Alpes, Pyrénées, Jura, Massif central, Vosges, Cévennes). Stations sans manteau neigeux : fin du ski intensif, reconversion vers la randonnée et l'élevage de montagne, avec accompagnement social des emplois saisonniers. Retrait des JO d'hiver 2030 et plaidoyer pour leur suppression au CIO.
Ciel nocturne
Objectif : premier pays au monde certifié parc naturel étoilé (Dark Sky International). Réduction obligatoire de 80% des émissions lumineuses nocturnes. Extinction de l'éclairage public entre minuit et 5h, sauf axes de sécurité. Interdiction des enseignes lumineuses la nuit. Normes strictes : lumières orientées vers le bas uniquement, zéro diffusion vers le ciel. Sanctuarisé constitutionnellement. Économies estimées : 500 M€/an sur la facture d'éclairage public. La pollution lumineuse tue 1 à 5 milliards d'oiseaux migrateurs par an en Europe (CNRS 2021).
Fin des projets publics inutiles
Fin du financement de toute infrastructure routière commencée puis abandonnée sans date de reprise ferme. Fin des bâtiments publics à vocation avant tout esthétique : le budget va à la fonction et à la performance thermique, pas à la signature architecturale. Norme bioclimatique obligatoire pour toute nouvelle construction publique (voir section énergie ci-dessus).
Sources : ANMSM 2022 ; CNRS 2021 ; Dark Sky International.
Ce qu'on gagne : synthèse chiffrée
Ce tableau consolide les gains mesurables et les limites honnêtes de chaque bloc du manifeste écologique. Les chiffres sourcés sont sourcés. Les effets non quantifiables sont signalés comme tels.
| Mesure | Gain climat | Gain nature / biodiversité | Gain économique | Horizon | Fiabilité |
|---|---|---|---|---|---|
| Énergie et bâtiment | |||||
| Rénovation thermique (200 000 artisans) | -30 à 40% consommation énergétique des logements rénovés. 7 M de passoires F/G : potentiel -30 MtCO₂/an | Indirect : moins de pression sur les ressources fossiles | 500 à 1 500 €/ménage/an (ADEME 2024). Réduction importations : 5 à 10 Md€/an à 2035 | 5-15 ans | Solide |
| Mix nucléaire + solaire (6 EPR2) | Électricité décarbonée à ~90%. Nucléaire : 70 gCO₂/kWh vs gaz : 490 gCO₂/kWh | Nucléaire : risque résidus radioactifs (déchets long terme). Solaire : artificialisation à surveiller si hors toits | Réduction importations gaz : 8 à 15 Md€/an. EPR2 : 50 à 70 Md€ sur 15 ans (EDF 2024, à confirmer) | 2035-2040 | Partielle (délais EPR2 incertains) |
| Interdiction jets privés | 5 à 14× plus de CO₂/passager. ~15 000 vols/an en France. Réduction : 0,3 à 0,8 MtCO₂/an | Réduction bruit, pollution locale aéroports dédiés | Gain symbolique majeur. Reconversion infrastructures | Immédiat | Solide |
| Déchets et pollution | |||||
| Fin plastique à usage unique | Plastique : 3,4% des émissions mondiales CO₂ (PNUE 2023). Réduction production = réduction émissions raffinage | 80% des déchets marins sont plastiques. Réduction contamination sols et océans | Coût pollution plastique France : 1 à 2 Md€/an (collecte, santé) | 5-15 ans | Partielle (dépend vitesse alternatives) |
| Tri biodéchets + industriels payeurs | Biodéchets en décharge : méthane ×28 vs CO₂ sur 20 ans. Compostage = neutralisation | Retour matière organique aux sols. Réduction besoins engrais chimiques | ~100 €/hab/an de collecte transféré aux industriels (ADEME 2023) | 3-8 ans | Solide |
| Sortie du glyphosate | Stockage carbone sol : +0,1 à +0,3 tCO₂/ha/an (indirect) | Restauration microbiote des sols sur 5 à 15 ans. Réduction contamination nappes | Coût agriculteurs : +150 à +400 €/ha/an compensé dans le manifeste | 5-15 ans | Partielle (substituts à confirmer filière par filière) |
| Biodiversité et corridors | |||||
| Corridors écologiques (7 000 ouvrages, 350 M€/an) | Indirect : maintien biodiversité = résilience climatique des écosystèmes | +15 à +40% de présence d'espèces cibles dans les zones reconnectées (INRAE 2021) | Collisions évitées : 1 à 3 Md€/an (CEREMA 2019). Investissement : 3,5 Md€ sur 10 ans | 10-30 ans | Solide |
| Zones marines protégées (30% ZEE française) | Stockage carbone 2 à 3× supérieur vs zones exploitées (UICN 2022) | +20 à +40% de biomasse piscicole après 10 ans (Science 2017). Retour cétacés, requins, tortues | Effet réservoir : +15 à 25% de captures adjacentes. Non chiffré pour la France | 10-30 ans | Solide (données internationales robustes) |
| Réforme de la chasse | Pas d'impact CO₂ direct | Protection grands prédateurs = régulation naturelle. +15 à +30% survie des couvées (LPO 2023) | Indemnisation grands prédateurs : ~5 M€/an (OFB 2023), hausse probable à court terme | 5-20 ans | Partielle (conflits d'usage à gérer) |
| Montagne et ciel | |||||
| Reconversion stations de ski sans neige | Canons à neige : 500 kWh/ha économisés. Réduction empreinte des stations | Restitution des pistes aux milieux alpins. Retour chamois, bouquetin, marmotte | Risque social fort pour les vallées. Accompagnement prévu, non chiffré | 10-30 ans | Partielle (transition sociale à gérer) |
| Ciel nocturne sanctuarisé | -30 à 50% heures d'éclairage public | La pollution lumineuse tue 1 à 5 Md d'oiseaux migrateurs/an en Europe (CNRS 2021). Retour insectes nocturnes, amphibiens | +500 M€/an d'économies éclairage public | Immédiat à 5 ans | Solide |
| Synthèse chiffrée globale | |||||
| Réduction CO₂ totale estimée | Rénovation + mix décarboné + plastique + biodéchets + jets privés : 35 à 55 MtCO₂/an à horizon 2035. France émet ~400 MtCO₂/an (2024). Soit 9 à 14% des émissions nationales. | Économies énergétiques cumulées : 15 à 25 Md€/an à 2035 | 2030-2035 | Estimation | |
| Emplois créés | 200 000 artisans rénovation + 1 000 dunaire + 5 000 maritime + 500 corridors + recherche marine = +207 000 ETP directs | Recettes fiscales induites : +6,9 Md€/an (détail section 10) | 5-10 ans | Solide | |
| Biodiversité : effet non quantifiable | Corridors + zones marines + ciel nocturne + chasse réformée + dunes + glyphosate supprimé : retour documenté zone par zone. Pas de chiffre agrégé fiable à l'échelle nationale. | Les pollinisateurs représentent 153 Md€ de services écosystémiques/an en Europe (IPBES 2016). Leur dégradation est un risque économique systémique non provisionné. | 10-50 ans | Non chiffrable (mais documenté) | |
Sources générales : ADEME 2024 ; CNRS 2021-2022 ; INRAE 2021-2022 ; ONF 2023 ; UICN Blue Carbon 2022 ; PNUE 2023 ; Transport & Environment 2023 ; CEREMA 2019 ; LPO 2023 ; OFB 2023 ; ANMSM 2022 ; IPBES 2016 ; Science méta-analyse AMP 2017 ; INSEE émissions France 2024 ; RTE rapport mix électrique 2024 ; EDF rapport EPR2 2024.
Questions fréquentes
Le manifeste est-il pour ou contre le nucléaire ?
Pour, clairement. Liberté 27 assume le mix nucléaire + renouvelables : prolongation du parc existant, six EPR2 (réalistes à 2038 au mieux), investissement massif dans le solaire, soutien à ITER. Ce n'est pas une position de confort : c'est l'arithmétique du carbone. Le nucléaire émet 70 gCO₂/kWh contre 490 pour le gaz.
Comment ce volet est-il financé ?
Le plan canicule-incendies (7,4 Md€) vient du redéploiement de l'armée nationale vers une armée européenne (section 6, 20 Md€ libérés). Végétalisation et haies : 800 M€ à 1 Md€/an dès 2028. Corridors : 350 M€/an. Rénovation thermique : dispositif MaPrimeRénov+ renforcé, 200 000 artisans. Ces dépenses génèrent 15 à 25 Md€/an d'économies à horizon 2035.
Que devient la chasse ?
Elle est maintenue mais encadrée : semaine uniquement (15 oct. au 13 fév.), alcootest obligatoire, loups/ours/lynx intouchables, glue et méthodes non sélectives interdites, corridors écologiques exclus. La chasse reste possible. Elle reprend un cadre que 40 ans de lobbying avaient progressivement défait.
Le manifeste est-il favorable au bio ?
Non sans nuance. Le bio généralisé à grande échelle pose un problème de rendements. Le manifeste préfère une agriculture sobre en pesticides : sortie du glyphosate par trajectoire contraignante, interdiction des néonicotinoïdes, bandes enherbées obligatoires. L'objectif est de produire sans détruire les sols, pas de certifier.
Qu'est-ce que le "ciel nocturne sanctuarisé" ?
Extinction de l'éclairage public entre minuit et 5h, interdiction des enseignes lumineuses la nuit, norme de lumière vers le bas uniquement. Objectif : premier pays certifié Dark Sky. Économies : 500 M€/an. La pollution lumineuse tue 1 à 5 milliards d'oiseaux migrateurs par an en Europe (CNRS 2021).
Où en est le réchauffement climatique en France en 2026 ?
La France a connu en 2026 son 4e épisode caniculaire depuis mai. Record absolu : 45,2°C à Pruniers (Indre) le 22 juin 2026. 72 départements en vigilance rouge. Plus de 1 000 morts provisoires (Santé Publique France). Le réchauffement mondial est estimé à +1,3°C vs préindustriel (2026). Sans action : +3,6°C à +4,4°C attendus à 2100 selon le GIEC AR6.